Article : "Diaboliques Ardentes"

Le concours annuel des jeunes journalistes a connu, cette année encore, un joli succès ! Parmi les nombreux prix qui ont été remis à nos lauréats, se trouvaient des pass privilégiés pour le grand festival liégeois : Les Ardentes !

Un joli cadeau de cet événement désormais incontournable, que les étudiants ont pu vivre depuis les coulisses. 
Fabrice Dimino, Chloé Hannon, Oliver Daelen et Ludovic Minon, 4 de nos lauréats, nous racontent leur expérience hors du commun. De quoi se réjouir avant l'heure de la prochaine des Ardentes. Le rendez-vous est d'ailleurs déjà fixé : le festival fera danser tous les valeureux du Monde du 4 au 7 juillet 2019 !

Diaboliques Ardentes

Par Olivier Daelen, Fabrice Di Mino, Chloé Hannon et Ludovic Minon

Bien ancrées dans le paysage culturel liégeois, Les Ardentes organisaient cette année une 13ème édition plus orientée rap que jamais. Une foule vorace s’est déversée à Coronmeuse, étrange mélange de styles, d’âges, d’alcools… et de musiques bien sûr. Un pass presse au poignet nous a permis d’assister à la journée du vendredi. De Wiz Khalifa au Belgique-Brésil, petit tour d’horizon !

Les Ardentes - Welcome © Sophie KIP

Docteur Wiz et Mister Khalifa

« Les rois du monde vivent au sommet. Ils ont la plus belle vue mais y’a un mais… » Un air bien connu qui se calque crapuleusement à la tribune VIP et la fosse du festival des Ardentes. Si le panorama se révèle idyllique là-haut chez les VIP, l’ambiance bouillonne incontestablement quelques mètres plus bas. Eh oui, les rois de la guindaille sont là. Collés, serrés et houblonnés, presque entassés devant la scène du Parc.

Pour chauffer ce public avide d’un bon flow, les organisateurs du festival mettent la patate. Ils marquent la nouvelle identité décidément urbaine des Ardentes avec un géant des rappeurs américains : Wiz Khalifa. Les mains dessinent des vagues. Les coudes se lèvent en cadence. La fosse : véritable marée humaine. A l’instar de son idole, la foule s’embaume gentiment d’un doux parfum qui rappelle la Provence… Déchéance et décadence bien étranges vues des tribunes VIP. Là, Black and Yellow tapisse peut-être trop bruyamment les conversations autour d’un bon rosé. Bien enfoncés dans les canapés ou conviés autour des manges-debout, quelques valeureux se risquent tout de même à imiter leurs voisins du Parc.

Entre les heras

En marge des concerts, du camping, de la foule exubérante et de ses houles capricieuses se trouve un lieu peu soupçonné. Passé le garde posté devant deux barrières heras entrouvertes, l’espace presse s’offre aux initiés. Véritable QG des journalistes, qui y enchaînent interviews et conférences, peinant à trouver le temps de s’offrir un petit concert. Dans la cohue, les artistes côtoient des stagiaires en vadrouille et autres personnalités en tout genre.  « On donne des pass presse à n’importe qui aujourd’hui » ronchonne un habitué, « les espaces presse et VIP débordent. » Tout à côté du bar presse se dresse une micro-scène dédiée aux showcases d’artistes en quête de visibilité. « Contrairement au reste du festival, ici ce sont les artistes qui courent après la presse » explique une journaliste, « ça fait le bonheur des petits médias, qui peuvent y découvrir des pépites. » Ce détecteur de talents fonctionne : il y a un an, c’était une certaine Angèle qui s’y trouvait. Dimanche, elle a conquis le Parc.

Les Ardentes - Angèle © Sophie KIP

« Papa, tu étais où quand la Belgique a battu le Brésil ? »

Dans 50 ans, quand nos petits-enfants nous demanderont où on était le 6 juillet 2018, tout le monde s’en souviendra. Cette date restera gravée dans les annales du sport belge. Dès l’ouverture du festival, les tenues excentriques des festivaliers disparaissent au profit des maillots rouges et jaunes de la Belgique. Des bleus complètent le tableau. Les Français sont en nombre et ils le font savoir. Ce sont d’ailleurs eux qui ouvrent le bal. 2-0 face à l’Uruguay, ils exultent. Ivres (de bonheur, bien sûr), ils osent un « On est chez nous ! » en terre liégeoise. La Marseillaise résonne même en plein cœur de la Cité Ardente. Il n’en fallait pas plus pour faire bouillir des supporters belges déjà bien en voix. A 20:00, une marée humaine s’empare du Parc. Les néophytes se mêlent aux passionnés pour se laisser emporter par la folie du Mondial. Quand il faut faire la fête, le Belge répond toujours présent. Très vite, les Diables terrassent l’ogre brésilien. Gorgée de soleil (et de houblon), la plaine s’embrase. 45 minutes de pression brésilienne plus tard, c’est tout un festival qui s’enflamme. Aux quatre coins du site, la fumée des fumigènes se lie à la poussière déployée par une foule hystérique. Les Ardentes n’auront jamais aussi bien porté leur nom.

2018, année de tous les records

  • 100.000 entrées dans le festival ;
  • Pass 4 jours sold-out dès le 9 mai ;
  • Deux journées (jeudi et samedi) sold-out ;
  • Camping (8.000 places) sold-out ;

Des chiffres fous que les Ardentes tenteront de battre du 4 au 7 juillet 2019 pour leur 14ème édition !

Infos : site Web des Ardentes

Les Ardentes 2018 - Scène principale


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