Conférence: Présentation des têtes de listes communales et provinciales du parti politique LA DROITE

Aldo-Michel Mungo, président du parti La Droite (ou encore La Droite Citoyenne) explique d'emblée : "Nous nous situons entre le MR et le PP. En France, nous serions Républicains". Le parti se veut de rassembler les diverses tendances de droite, réunissant d'ancien MR, PP ou encore cdH.

Les candidats têtes de listes pour les communales sont Benjamin Coenen (Seraing, vice-président du parti), Carole Deman (Hannut) et Sébastien Letocart (Verviers).

Aldo-Michel Mungo revient sur les fondements du parti : "Nous avons une ligne libérale, il suffit de lire notre manifeste, nous sommes à droite, nous le revendiquons. Nous sommes plutôt sur la même ligne que Forza Italia, la CSU bavaroise, ça c'est notre programme".

"Le PP revendique qu'il est conservateur. Je dirais même que c'est un parti réactionnaire. Quand je vois leurs propositions : faire élire les juges, changer la loi sur la légitime défense ou sur celle de la détention pour autoriser le port d'arme en rue, instaurer une garde nationale dont le coût rien qu'en salaire serait de quatre milliards par an, remettre en cause le doit à l'avortement ou au divorce, je ne peux que constater l'aspect réactionnaire. Et ce n'est pas notre ligne!" poursuit le président du parti.

Lorsqu'on évoque les idées du parti relatives à l'immigration, également prônées par l'extrême droite (opposition au vote des étrangers, interdiction en toute circonstance du voile islamique, fermeture des frontières et arrêt complet de toute immigration), le président confirme et insiste : "Nous sommes tout à fait contre tout accommodement raisonnable, c’est-à-dire permettre toute une série de choses en fonction de la religion. En matière d'immigration, on est très clair : soit les pays européens ferment les frontières européennes, soit, si on y arrive pas, alors Schengen vole en éclat ! Mais nous sommes des européens convaincus, donc il faut fermer les frontières européennes".

"Il y a une chose très simple : on ne peut pas pleurer tous les jours sur les embouteillages, sur la pollution et augmenter chaque année le parc automobile ! Nous sommes 12 millions d'habitant, il faut avoir le courage de dire qu'on est beaucoup trop ! C'est invivable. Et ce n'est pas qu'un problème de mobilité, c'est répercuté sur l'énergie, sur l'enseignement, sur l'emploi… Il faut s'occuper de ceux qui sont là, de quelque origine qu'il soit !"

"La vrai fake news c'est quand Charles Michel annonce que son gouvernement a créé 281.000 jobs Mais ça ne couvre même pas l'accroissement naturel de l'arrivée sur le marché des actifs. Il y a, en Belgique, un solde migratoire net entre ceux qui sortent et ceux qui rentrent compris entre 60 et 80.000 personnes en plus tous les ans. Cela représente une petite ville dont il faut construire tous les ans des logements, des infrastructures sportives, scolaires, palais de justice, système d'égout, d'électricité, etc.

On est trop nombreux ! On ne peut pas nous dire au mois de juillet que nous avons épuisé les réserves naturelles de la planète pour l'année et ne pas avoir en même temps le courage de dire que l'être humain est le parasite le plus nuisible de la nature et du système terrien. Il n'a plus aucun ennemi naturel et il croît naturellement".

"Notre cheval de bataille n'est pas l'immigration, c'est un des éléments de notre programme mais notre cheval de bataille, c'est plus de liberté, moins d'Etat. Moins d'intrusion de l'Etat dans la vie des citoyens. Moins de dépenses publiques parce moins d'impôts".

Pour la Province, le parti a fait le choix de placer Gilbert Bodart en tête de liste pour Liège. L'ancien footballeur est, pour la première fois, engagé en politique et candidat.

A son sujet, Aldo-Michel Mungo a voulu éclaircir l' "histoire des signatures": "Je ne m'immisce pas dans la vie privée des membres mais il faut savoir que Gilbert Bodart va déménager et c'est pour cela que nous n'avons pas cherché à obtenir le nombre suffisant de signature pour Grâce-Hollogne".

"Mon rôle ici est plus un rôle de rassemblement", dit l'ancien gardien de but. "Mes priorités concernent les enfants. A Liège, beaucoup de familles vivent en appartement. Il faut, à un moment, que ces enfants puissent sortir de chez eux, quitter la console et trouver des espaces de jeux de plein air où les parents peuvent également s'asseoir sur des bancs et regarder leur enfant jouer. Qu'il soit blanc, noir, jaune ou vert, qu'importe, pour moi, un enfant est un enfant. Je prône l'avenir de nos enfants. La sécurité, entre autre aux abords des écoles, m'importe également. Les pensions également… Arrêtez de vouloir des pensions à 67 ans ! Vous imaginez ? 67 ans… Les gens ont peut-être encore 5 ans, 6 ans 10 ans à vivre, … ils ont travaillé toute leur vie, on va leur donner leur pension à 67 ans, ils vont pouvoir en profiter pendant combien d'année ? Je pense que donner la pension plus tôt, faire la récompense de profiter encore de la vie et automatiquement, cela permettra d'engager des jeunes.
Je souligne aussi les différences sociales, je voudrais qu'il y ait plus d'égalité entre les gens et les élus. Je comprends quand les gens se révoltent contre de si haut salaires.
Ce que je veux, c'est être un homme de terrain, rencontrer et discuter avec les gens, voir les problèmes, les arranger".

Carole Deman (Hannut) partage les points de vue de Gilbert Bodart sur la sécurité des enfants. "Je trouve qu'on est dans système de nivellement par le bas. Il n'y a plus de culture, on ne s'intéresse plus à l'art. Dès la maternelle, on devrait initier les enfants à l'art, au théâtre. Je fais de la politique pour défendre les citoyens "normaux, qui ne gagnent pas de l'or en barre, qui ont besoin de s'en sortir. On doit diminuer les taxes".

Quant à Benjamin Coenen (Seraing), il se réjouit du départ du bourgmestre sortant et pointe les investissements publics : "Nous avons des établissements scolaires qui sont dans un état déplorable ou abandonnés. On n'y fait que des réparations de fortune. Au niveau communal, il faut faire quelque chose pour les écoles, c'est une priorité absolue ! Prenez la place Kuborn qui a été faite il y a moins de 20 ans, on vient à nouveau, à grand frais, de la refaire. Il est vrai qu'au niveau de l'administration communale, il fallait faire quelque chose mais était-ce vraiment nécessaire de refaire entièrement la place à ce moment plutôt que d'investir dans les écoles ? Autre dépense, la Ville se revendique Smart City alors que ce n'est pas le cas. Le site web de la Ville est trop statique. Le Wi-Fi urbain, qui coute plus de 100.000 euros par an et ce pour quelques points d'accès, n'est utilisé par personne ou presque. Il n'y a pas de point touristique au centre-ville, quel est l'intérêt donc? A part les cristalleries du Val Saint-Lambert et justement là, il n'y a pas de Wi-Fi ! Le travail à faire dans les infrastructures est énorme".

(CFL)


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