Jean Galler, sixième invité du mois

Après avoir conquis le monde avec ses chocolats pendant plus de 40 ans, Jean Galler se lance dans une nouvelle aventure : celle de la boulangerie.

Un retour aux sources puisqu’avant d’entamer sa carrière de chocolatier, Jean Galler avait débuté un apprentissage en boulangerie et s’était distingué en tant que Meilleur apprenti boulanger-pâtissier de Belgique.C’est durant cet apprentissage que sa mère lui offre un livre sur le monde de la boulangerie-pâtisserie. Chaque soir après le travail, il parcourt ce dernier et s’essaie aux diverses techniques présentées par l’ouvrage. À la page 169, il y trouve un sujet pour lequel il se passionnera d’emblée : le chocolat. Ses parents lui permettent de se rendre en Suisse afin de l’étudier et l’aident à rassembler l’argent nécessaire à l’achat de sa première chocolaterie.

En s’y rendant pour la première fois, il rencontre l’ancien propriétaire de celle-ci : un jeune garçon qui s’était lancé dans la confection d’un grand bâton de chocolat artisanal. 
"Je trouve ça génial parce que dans ma petite tête à l’époque, qui commence le chocolat avec des petits moyens, il faut faire des pralines. Par contre, les bâtons et les tablettes ça c’est pour Côte d’Or, c’est pour Jacques et il faut des grosses machines. Et je vois qu’avec un bassin de chocolat et trois fois rien, on peut commencer à faire des bâtons en chocolat"
Le bâton de chocolat Galler est né et avec lui, la success story qui en découle.

42 ans plus tard, suite à des désaccords internes, Jean Galler finit par céder ses parts à son investisseur qatari. Ne souhaitant pas rester inactif, il retourne à ses premières amours et ouvre deux boulangeries en région liégeoise, aux côtés de sa femme.

Il nous précise ainsi : "«Chez Blanche » se donne pour mission de produire des produits bio, de qualité et abordables. Une offre qui repose sur quatre produits en particulier : du pain au levain, une baguette bien croustillante, une tarte au riz avec une attention particulière portée à la pâte et des viennoiseries."

Afin de s’inscrire dans la démarche la plus écologique possible, la boulangerie ne se place pas seulement en tant que producteur mais aussi en tant que distributeur : « Quand on est bio, il faut penser bio jusqu’au bout. Et donc, attendre que les gens prennent leur voiture et fassent 10 ou 20 kilomètres pour aller chercher une tarte au riz, ce n’est pas vraiment cohérent ».

Dans le même ordre d’idée, la boulangerie s’engage à travailler avec des produits de saison et issus de l’agriculture locale. Un mode de fonctionnement cher à Jean Galler qui aurait souhaité pouvoir l’appliquer à sa chocolaterie mais qui constituait une des sources de désaccord avec son investisseur.

Toujours dans cette veine bio, signalons également que depuis 10 ans, Jean Galler et sa fille sont à la tête du premier vignoble wallon bio.

Infos complémentaires sur www.chezblanche.net

Valérie Franckart


Galerie médias

  • 20190329-InviteJGaller07
  • 20190329-InviteJGaller05bis
  • 20190329-InviteJGaller10
  • 20190329-InviteJGaller26

Category :   Actus