Conférence: Quel Risk management pour la Supply chain?

À l'heure actuelle, de plus en plus de PME se retrouvent confrontées à des attaques cybercriminelles visant à confisquer et rançonner leurs données. Une situation qu'il est possible d'éviter grâce à une meilleure politique de gestion des risques.

En 2018, une étude de la PwC (réseau d'entreprises spécialisées dans l'audit, l'expertise comptable et le conseil d'autres entreprises) reconnaissait la Wallonie comme le 4ème acteur en logistique multimodale le plus attractif d’Europe. Proximité du marché, productivité, compétences en logistiques reconnues, tout semble sourire à notre région. Tout… à l’exception de l’aspect Risk Management.

Le Risk Management, ou gestion des risques, consiste à prévenir les risques pour ne pas avoir à les subir par la suite. Malheureusement, certains restent encore fort méconnus comme les fraudes par hameçonnage ou les risques “cyber” : On commence à avoir pas mal de problèmes de cyber (risques d’attaques du système informatique) dans les chaînes logistiques. Ça veut dire que, par exemple, si vous transportez des containeurs maritimes d’Anvers vers les Emirats et que vous n’êtes pas suffisamment protégés, vous ne saurez même plus dire à votre client où se trouvent les containersexplique Jean-Paul Goffart, lui-même Risk Manager. Un cas qui peut se révéler catastrophique pour les entreprises dans le cadre de transports de marchandises dangereuses puisque la loi exige la traçabilité du produit. “90% des gens du domaine ne sont pas assurés contre ces risques alors qu’ils ont déjà été impactés” poursuit le spécialiste.

Une importance bien souvent mal perçue par les entreprises qui tentent au maximum de réduire leurs corporate costs, surtout lorsqu’il s’agit de petites PME. Or, une bonne gestion des risques contribue à réduire ceux-ci et par conséquent, les coûts qu’ils entraînent. “Un sinistre mal géré est un sinistre qui coûte cher. Dès lors, peut-être est-ce encore mieux de ne pas subir de sinistre en anticipant mieux les risquesrappelle Claude Rosseel, coordinateur du Bachelier en Assurances de l’HELMo.

Sans compter qu’une fois conscient des risques encourus, il est plus facile de les prévoir et donc de pouvoir choisir la clause d’assurance la plus adaptée à l’entreprise. S’il est capable d’estimer les risques (réels ou potentiels) liés à son activité ainsi que leur impact, le CEO pourra prétendre à des taux plus intéressants auprès des compagnies d'assurances. Cela est d’autant plus important pour les petites PME qui n’ont pas le droit à l’erreur comme les grandes entreprises comme le souligne Jean-Paul Goffart : “Dans une grande entreprise, si on a un gros sinistre, on va passer une très mauvaise année mais on ne va pas tomber. Dans une petite entreprise, on va avoir un gros sinistre, on va tomber. Dans une spin-off, on va avoir un risque moyen, on va mettre la clé sous le paillasson pour un sinistre de 100.000 euros”.

Mais comment se prémunir de risques dont on n’a pas conscience ? C’est dans cette optique que l’HELMo lance le premier module de sa formation en Risk Management & Supply Chain : une formation réservée aux professionnels de la logistique multimodale et qui se veut avant tout pratico-pragmatique.
En 4 séances, les participants seront en mesure de résoudre un cas pratique qu’ils pourront directement appliquer dès leur retour en entreprise. Jusqu’à présent, les cas s’axent autour de trois thématiques : l’aéronautique, l’importation de produits dangereux et l’exportation de produits alimentaires.

L’HELMo est encouragée dans sa démarche par Logistics in Wallonia et la société Verheyen (leader sur le marché belge en termes d’assurance transport) : deux acteurs de taille du secteur de la logistique ayant relevé un manque de formation en gestion des risques auprès de leurs clients.

Concernant le déroulement de la formation, les cours seront organisés comme suit :

  • Module 1 : présentation du mode de fonctionnement concernant la résolution des cas pratiques et approche simplifiée du Risk Management ;
  • Module 2 : assurance des risques résiduels ;
  • Module 3 : incoterms, assurance transport et aide aux groupes dans la réalisation de leurs études de cas. Ce module sera par ailleurs dispensé par un formateur de chez Verheyen ;
  • Module 4 : Retour sur les cas pratiques, présentation des différents groupes et de leurs solutions, mise en commun, échanges.

Dans la semaine suivant la formation, les participants recevront une synthèse de tout ce qui s’est dit lors de la dernière séance de sorte à pouvoir bénéficier de tous les conseils délivrés lors de l’épreuve finale. Les apprenants désireux de développer un maximum de connaissances par eux-mêmes pourront également profiter de la boîte à outils en ligne mise à leur disposition. Un moyen d’aller plus loin que la matière abordée lors des cours en présentiel.

À côté de cette formation qui se déroulera les 1er, 9, 16 et 23 mai prochain au Campus des Guillemins de l’HELMo, l’école propose également une formule “in-house” directement délivrée au sein de l’entreprise et basée sur des cas personnalisés. Cette option a l’avantage de ne pas nécessiter de déplacements de la part des employés et de pouvoir recevoir entre 4 et 10 participants. Ce qui rend le coût de base (1.900 euros) plus raisonnable une fois divisé par le nombre de participants.

Si cette première formation rencontre le succès escompté, l’HELMo souhaiterait en développer d’autres afin de créer une véritable spécialisation dans le domaine, à l’image de nos voisins Flamands. Un enjeu majeur si l’on considère l’importance économique que relève la logistique multimodale en Wallonie.

Informations pratiques

Inscriptions en ligne : www.helmo.be

Contacts :

 

Valérie Franckart

Helmo Crig


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Category :   Actus