Damien Ernst, septième invité du mois

Avec sa vision utopiste de la mobilité, son franc parler et surtout sa connaissance de l'énergie, Damien Ersnt a impressionné l'assemblée en les faisant se questionner sur différents sujets tels que la sortie du nucléaire, l'énergie universelle ou encore les manifestations pour le climat.

C'est en toute décontraction que Damien Ernst, élu "Personnalité de l'année 2018" par le journal "La Libre", a répondu aux interrogations des différentes personnes présentes.

Il commence par nous parler des manifestations des jeunes pour le climat qui sont, pour lui, compréhensibles et légitimes. Malheureusement, le professeur ne voit aucune solution à court terme. Il développe: "pour raisonner avec une logique extrêmement froide, la seule chose que l'on pourrait faire à court terme, et de façon radicale, c'est mettre au point des technologies qui nous permettraient de nous alimenter en énergie verte à un prix inférieur à celui de l'énergie carbonée. Pour moi, tout va se jouer au niveau de la technologie! Et si la Belgique veut vraiment influencer le monde, elle doit imposer des restrictions sur ces industries carbonées et mettre en place des normes extrêmement sévères."  

Mais que pouvons-nous faire à taille humaine dans tout cela? Selon Damien Ernst: rien du tout! « À l’échelle humaine personne ne peut faire grand-chose. Il faut que les gouvernements mettent en place des mesures concrètes et utiles ! Ces-dernières doivent pouvoir fonctionner immédiatement" affirme-t-il.

Ecologiste dans l'âme, il n'est pourtant pas d'accord avec la sortie radicale du nucléaire. Selon lui, enlever l'énergie nucléaire d'un seul coup est même une erreur, il s’explique : "il aurait d’abord fallu chercher des solutions concrètes afin de voir les différentes possibilités que l'on aurait pu mettre en place après le nucléaire ! Il est beaucoup plus facile de s'aider de la technologie pour stocker les déchets nucléaires sur 300 ans de manière fiable en diminuant petit à petit notre dépendance à cette énergie et surtout en réfléchissant aux différentes possibilités qui nous fourniraient de l'énergie plus verte!"

Sa confiance envers la technologie se confirme lorsqu'il nous parle des voitures autonomes et partagées qui sont, selon lui, l’avenir de la mobilité. "Elles seront présentes sur le marché en 2025. Les connexions entre les villes seront beaucoup plus faciles et la mobilité dans les métropoles (et pas que) sera beaucoup plus accessible et plus simple" affirme-t-il.

Notre invité n'est pas seulement professeur, il est aussi chercheur en énergie. Le fruit de ses recherches l'amène à penser que l'énergie doit devenir globale et mondiale: "en vulgarisant, l'idée générale est de relier  les différentes parties de la planète par des câbles électriques afin d'aider les gens de tous les continents à se « partager » l’électricité" explique-il "par exemple: pour le photovoltaïque, si il y a un bon ensoleillement chez nous, on pourrait "envoyer" notre énergie vers le continent américain. Cela permettrait d’alimenter pleinement les habitants américains, chez qui le soleil  vient seulement de se lever, grâce à notre production qui est à son pic d'intensité!" Une idée déjà bien ancrée  dans la tête des chinois qui ont mis en place des nombreux moyens pour faire en sorte que le projet fonctionne.

 

Mariette Dethier


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