Trafic stable, voie d'eau, conteneurs en baisse, saturation foncière et fusion des ports wallons sont les thèmes abordés par Willy Demeyer, président du CA et par Yves Demeffe, directeur général a.i. du Port autonome de Liège.

Michel Buckinx de Transportmédia parle de cap tenu pour le PAL : "Comme chaque année à pareille époque, le Port Autonome de Liège a dressé le bilan de l’exercice écoulé, en l’occurrence 2025. Un bilan qualifié de stable malgré un contexte économique international incertain. « Notre port a fait preuve de résilience », souligne Willy Demeyer, Président du PAL.
Pour rappel, le PAL compte 27 km de quais, 382 ha de domaine portuaire et plus de 120 entreprises générant environ 18.000 emplois directs et indirects, ce qui en fait le 3e port intérieur d’Europe. En 2025, Le trafic global du PAL a atteint 16,4 millions de tonnes (voie d’eau, route et rail), un niveau comparable à celui de l’année précédente. Le trafic par voie d’eau reste le plus important avec 12,5 millions de tonnes, un volume là aussi stable. Plusieurs segments progressent : les métaux (+ 13 %), les produits agricoles (+ 12 %) et les produits chimiques (+ 10 %) notamment. Par contre, le trafic de conteneurs continue à baisser (- 7 %). Un recul qui serait dû au ralentissement économique mondial, à la hausse des droits de douanes américains, et à la concurrence d’autres modes de transport et plates-formes logistiques (comme celle de Genk par exemple). Des travaux d’infrastructures devraient toutefois booster le transport de conteneurs, notamment le rehaussement des ponts permettant de transporter quatre niveaux de conteneurs au lieu de trois. Yves Demeffe, directeur général a.i., pointe aussi le fait que le prix au m2 est plus élevé à Genk qu’à Liège…"
L'article complet de Michel Buckinx sur le site de Transportmédia
Marc Bechet de La Dernière heure axe son article sur un "Trilogiport complet, des projets et la recherche de nouveaux terrains".
"Parmi les satisfactions de 2025, il y a aussi celle de voir que le Trilogiport est désormais « complètement occupé ». Ainsi, cette plateforme logistique nichée à Hermalle-sous-Argenteau, entre le canal Albert et la Meuse, compte désormais 3 grands concessionnaires qui représentent au total 670 emplois directs. Si on estime qu'un emploi direct représente 2,84 emplois indirects, la plateforme générerait plus de 2500 emplois en tout.
Ce jeudi, il fut également question de l'avenir… Ainsi après la construction d'un nouveau hall et la pose d'un nouveau pont-bascule au port de Monsin, la construction d'une usine de remplissage de bonbonnes de gaz au port des Ardennes ou encore les travaux visant à accueillir un moulin à céréales et silos au port de Statte, le directeur a évoqué plusieurs chantiers à venir : pontons pour le port de plaisance de Coronmeuse, remise en conformité de la voie ferrée d'accès à Trilogiport (Chertal) ou encore plusieurs réaménagements de l'éclairage et l'entretien des murs de quais de l'ensemble des ports de Liège (plus d'une trentaine).
L'article complet de Marc Bechet sur le site de la DH
Luc Gochel de La Meuse développe aussi dans son article le fait que le PAL "cherche désespérément des terrains pour s’étendre et créer de l’emploi".
"Nous n’avons plus de terrains disponibles pour répondre à la demande de nouveaux clients, reprend le président. Nos 382 hectares le long de la voie d’eau et nos 27 km de quais sont occupés à 97 % par 120 entreprises accumulant plus de 18.000 emplois directs et indirects. Et les 3 % restants sont plus difficiles d’accès. C’est pourquoi nous cherchons sans cesse des terrains pour nous étendre. » Le Port Autonome de Liège lorgne évidemment sur les 185 hectares de Chertal qui, une fois dépollués, vont débarquer sur le marché. Mais là, c’est la Région wallonne à la manœuvre et elle voudrait y attirer un mixte d’activités. « Nous espérons qu’elle pensera aussi à nous », espère le directeur".
Il aborde aussi les chiffres du tourisme fluvial : "De son côté, le port des yachts a accueilli 623 yachts en 2025, soit une baisse de 16 % qui peut s’expliquer en partie par la présence de yachts « à demeure », ce qui empêche une bonne rotation. Et il ne faudra pas attendre l’ouverture d’un second à Coronmeuse avant l’année prochaine…
Par contre, les croisières sur la Meuse ont le vent en poupe. Ils furent 23 navires à accoster au port des yachts l’an dernier permettant à 2300 passagers de débarquer en Cité ardente. « Une nouvelle preuve s’il en est du développement du tourisme fluvial », reprend Willy Demeyer.